Il est possible d'accéder directement aux
vitesses de déplacements en latitude et en
longitude d'une station à partir du site de la Nasa :
http://sideshow.jpl.nasa.gov/mbh/series.html
puis stations en dessous de la carte ou bien "Geodetic
Positions and Velocities" (voir
un exemple, station PAMA ).
Les élèves peuvent alors tracer des vecteurs vitesses mais ils ne peuvent pas prendre conscience qu'il s'agit de modèles mathématiques. Pour participer à la mise en forme des données GPS et réaliser qu'il s'agit de modèles sur lesquels ils peuvent discuter, il est plus intéressant de leur permettre de construire à partir des données.
"Vous avez des relevés de variations de longitude et latitude (par rapport à un point de référence) correspondants à des mouvements des lieux où sont situées des stations. Vous devez évaluer les vitesses de déplacement d'un de ces lieux "
Fig. 1 : Latitude de la station PAMA
Les élèves ont à leur disposition des
données par station présentées dans un classeur de type Excel
(voir les données de la station PAMA ).
Pour récupérer ces données :
ftp://sideshow.jpl.nasa.gov/pub/usrs/mbh/point/series/6param/
Ils utiliseront l'option "nuages de points" puis devront faire apparaître deux modèles mathématiques :
ainsi que les coefficients de détermination correspondants.
Dans les 2 cas on a une distance et un temps
donc accés à des vitesses de déplacement
(voir le graphe station PAMA ).
Comment choisir entre ces deux modèles ?
Dans les 2 cas, le déplacement du point suit
la même évolution et les coefficients
de détermination sont sensiblement les mêmes
(dans l'exemple : 0.9541-0.9582 et 0.9209-0.9219)
Il faut alors réfléchir sur ce que représentent
ces deux modèles. La fonction linéaire
modélise un déplacement à vitesse
constante alors que la polynomiale indique que la
vitesse de déplacement n'est pas constante.
Qu'est ce que cela veut dire au niveau géologique
? Les élèves peuvent alors utiliser
ce qu'ils savent du déplacement des plaques
et du moteur de ce déplacement.
Par là même ils caractérisent
des domaines de validité de chacun des modèles
: l'intervalle de temps étudié est alors
évoqué donnant sa pertinence au modèle
"linéaire". De même, le modèle
"polynomial" trouve sa cohérence
avec des variations de l'activité interne de
la Terre sur des intervalles de temps plus importants.