Suite à la construction par les élèves d'un modèle simple à un compartiment, il s'agit de leur permettre d'en étudier un plus complexe construit par des scientifiques.
Ils disposent alors :
Télécharger le texte à trous au format Open
Office
ou Word
Les valeurs indiquées dans ce modèle sont extraites du site acces.inrp.fr
Le travail des élèves s'effectue en deux temps : l'utilisation du modèle NetLogo fourni (ou la copie d'écran) pour compléter le texte, puis l'exécution de ce modèle.
Si l'on ne tient pas compte des apports anthropiques, la masse de carbone augmente très peu dans l'atmosphère : elle augmente de 2,50 Gt (de 723,83 Gt début 1975 à 726,43 fin 2000) soit une augmentation annuelle moyenne de 0,1 Gt.
Donc, si l'Homme n'émettait pas de CO2 dans l'atmosphère, le cycle du carbone serait quasiment en équilibre :
Remarque : Le cycle du carbone sans apports anthropiques est équilibré à l'échelle humaine mais pas à l'échelle géologique (voir programme de terminale S spécialité SVT).
Les élèves complètent ensuite ce modèle en ajoutant les apports anthropiques dus à la combustion des carburants fossiles (5,75 Gt de C par an) ainsi que les pertes de carbone dans la biosphère et l'hydrosphère, pour moitié dans chacun des deux compartiments (soit 1,32 Gt de C par an dans chacun). Puis ils l'exécutent.
Si le modèle est correct, la masse de carbone qu'il affiche en 2000 devra être la même que la masse de carbone mesurée au Mauna Loa en 2000 soit 808,88 Gt (données de la feuille 2 du fichier de données du World Data Center for Grennhouse Gazes).
Télécharger le ficher de données au format Open
Office
ou Excel
Or le modèle nous indique la masse de carbone a augmenté jusqu'à 807,29 Gt de carbone.
Il existe donc une différence qui pose problème : comment expliquer que les mesures du Mauna Loa donnent une masse de carbone supérieure à celle prévue par le modèle ?
Il faut là envisager que les émissions anthropiques sont supérieures à celles uniquement dues à la combustion des carburants fossiles : la déforestation libère également du CO2, environ 2 Gt de carbone par an, ce qui correspond bien à la différence observée (aux erreurs dues aux arrondis près).
A partir des données du laboratoire du Mauna Loa, on peut maintenant tracer le graphique des quantités mensuelles moyennes de CO2 présentes dans l'atmosphère (attention au changement d'unités : il ne s'agit plus de masses de carbone en Gt mais des quantités de CO2 en ppmv).
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